Non. Le BTS physico-métallographe de laboratoire n’est plus dispensé depuis 2021, et il n’a jamais été proposé que dans un seul établissement : l’ETSL, à Paris. Le métier, lui, reste accessible par d’autres parcours, à vérifier auprès des établissements. Les sources consultées ne nomment aucun diplôme de remplacement et n’indiquent pas pourquoi la formation a fermé. Si vous détenez déjà ce diplôme, les sections sur les débouchés et les poursuites d’études vous concernent directement.
Ce que préparait ce diplôme, et ce qu’il demandait à l’entrée
Il s’agissait d’un diplôme assimilé BTS, de niveau Bac+2, sur deux ans. La grille horaire donne une idée précise du centre de gravité : 34 heures par semaine en première comme en deuxième année, avec en tête les mesures physiques (5 h), la métallurgie générale (4 h 30) et les méthodes d’analyses chimiques (4 h). Venaient ensuite l’électricité (3 h), la physique (2 h 30) et les mathématiques (2 h).
Pour juger une formation alternative, ce trio métallurgie – mesures – analyses chimiques est la grille de comparaison à retenir. À l’entrée, l’ETSL demandait un bac général à dominante scientifique ou un bac STL, de préférence en physique et chimie de laboratoire, après étude du dossier et entretien. Ces conditions datent de l’époque où la formation existait : elles ne valent pas comme conditions d’inscription actuelles.
Les métiers et les secteurs que visait le BTS
Le diplôme menait à des postes en laboratoire, en bureau d’études, sur une plate-forme d’essais ou en contrôle qualité. Les secteurs cités sont l’automobile, l’aéronautique, la chimie, le nucléaire et l’électronique. Parmi les métiers accessibles, la source mentionne opérateur et technicien en traitement des matériaux, technicien en métrologie, ainsi que, tel qu’elle le nomme, « ingénieur des laboratoires dans la police scientifique » – un intitulé dont il serait hasardeux de déduire le niveau d’accès réel au poste.
Concrètement, ces intitulés et ces secteurs sont ce qu’il faut taper dans les moteurs d’offres, avec ou sans le diplôme exact.
Quelle piste suivre aujourd’hui
La recherche ne fournit qu’une piste concrète : la poursuite d’études en licence LMD ou en licence professionnelle dans les domaines des matériaux, des sciences de la matière et des analyses physico-chimiques. Aucune licence ni aucun établissement précis n’est nommé, et aucun BTS ou autre formation de remplacement n’est confirmé. Il serait faux de laisser croire qu’un équivalent exact existe.
Deux démarches se distinguent selon ce que vous cherchez :
- Vous tenez au cursus d’origine : contacter l’ETSL (95, rue du Dessous des Berges, 75013 Paris, tél. 01 45 83 76 34) pour savoir quel parcours a pris la suite. La formation n’étant plus dispensée, ces coordonnées sont à vérifier avant d’appeler.
- Vous visez le métier plutôt que le diplôme : partir directement sur une licence dans l’un des trois domaines ci-dessus. Un bac général scientifique ou un bac STL correspond au profil qui était attendu pour le BTS ; le secteur visé (aéronautique, nucléaire, automobile, chimie, électronique) oriente ensuite le choix des enseignements et des stages. Comparez le contenu de chaque formation à la grille décrite plus haut.
Ce que gagne un technicien de laboratoire
Les chiffres disponibles n’ont pas la même nature et ne se comparent pas directement. Une offre de CDI pour un technicien de laboratoire en métallographie, publiée par CRMA Aero Repair sur Indeed, indiquait 2 500 à 3 000 € brut par mois : c’est une offre isolée, non représentative du marché. Pour le technicien de laboratoire en général, la recherche donne des estimations en net : 1 800 à 2 100 € par mois pour un débutant, 2 300 à 3 000 € pour un confirmé.
L’expérience et le secteur font varier ces montants. Les chiffres de l’industrie pharmaceutique et de la R&D, plus élevés, concernent un autre contexte que la métallographie industrielle et ne servent pas de référence ici.
Par où commencer
Appelez l’ETSL pour demander quel cursus a succédé au BTS, et en parallèle repérez, dans les offres de formation en matériaux, sciences de la matière ou analyses physico-chimiques, les licences dont le programme contient de la métallurgie, des mesures physiques et de l’analyse chimique. Vérifiez le contenu et les conditions d’admission directement auprès de chaque établissement.
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