100 jours pour entreprendre : tout savoir sur ce concours pour jeunes créateurs

100 jours pour entreprendre

Créer une entreprise avant 30 ans, c’est souvent une question de timing autant que de capital. Le concours 100 jours pour entreprendre a construit son modèle précisément sur cette réalité : donner aux porteurs de projet une fenêtre courte, un soutien concret et une reconnaissance tangible. Voici ce qu’il faut savoir avant de candidater.

Qu’est-ce que le concours 100 jours pour entreprendre?

Le concours a été lancé en 2012 par deux structures complémentaires : 100 000 Entrepreneurs et Esprits d’Entreprises. L’objectif initial était simple – mobiliser des jeunes autour de la création d’entreprise en leur imposant un cadre temporel resserré, symbolisé par ces fameux cent jours.

Le tournant majeur intervient le 2 octobre 2019, avec la fusion entre 100 Jours pour Entreprendre et le Moovjee. À partir de cette date, le dispositif s’intègre au Prix Moovjee. La catégorie dédiée aux porteurs de projet prend le nom de Prix 100 jours, conservant ainsi l’ADN du concours originel tout en bénéficiant de l’infrastructure du Moovjee.

Le Moovjee n’est pas une structure récente. Depuis 2009, il a accompagné plus de 7 000 jeunes entrepreneurs par du mentorat individuel et anime une communauté d’échange qui dépasse aujourd’hui les 8 000 membres. La fusion a donc apporté au concours une profondeur de réseau que peu de dispositifs équivalents peuvent revendiquer.

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Qui peut candidater et quelles sont les conditions à remplir?

100 jours pour entreprendre

Les critères d’éligibilité sont précis et peu négociables. Le candidat doit avoir entre 18 et 30 ans et détenir au moins 20 % du capital de la structure qu’il crée. Cette condition de détention vise à écarter les projets où le jeune entrepreneur serait minoritaire ou simple exécutant.

Le concours impose également une contrainte de statut juridique : la création doit se faire sous une forme autre que la micro-entreprise. SAS, SARL, SAS unipersonnelle (SASU), EURL – toutes ces structures sont acceptées.

La micro-entreprise, elle, est explicitement exclue. L’idée sous-jacente est de sélectionner des projets avec une vraie structure de capitalisation et une ambition de croissance.

  • Âge : 18 à 30 ans au moment du dépôt de candidature
  • Participation au capital : minimum 20 %
  • Statut juridique : tout sauf micro-entreprise
  • Création effective dans l’année du concours
  • Secteur : tous acceptés, sauf activités illicites

La diversité sectorielle est réelle. Tech, artisanat, ESS, culture, services B2B – le jury ne filtre pas par secteur. Ce qui compte, c’est la solidité du projet et sa cohérence économique. Lors de l’immatriculation de votre structure, veillez à bien choisir un code APE cohérent avec votre activité déclarée au dossier.

Dotations, mentorat et accompagnement : ce que le concours offre vraiment

Le Grand Prix Moovjee est doté de 10 000 €. Le Prix 100 jours – réservé aux porteurs de projet – est de 5 000 €. Une mention Coup de Cœur du Jury, également valorisée à 5 000 €, peut récompenser un projet jugé remarquable hors classement standard.

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Mais l’aspect le plus sous-estimé du concours, c’est le kit « Ma boîte ». Sa valeur minimale constatée est de 7 000 €, ce qui en fait souvent la dotation la plus utile pour un créateur en phase de lancement. Il comprend une dotation directe de 2 500 €, un accompagnement juridique et comptable, des assurances professionnelles, une formation au financement participatif et un an de mentorat Moovjee.

Le mentorat mérite qu’on s’y attarde. Le lauréat et les finalistes de la catégorie Porteur de projet bénéficient tous d’un suivi de six mois avec un entrepreneur expérimenté.

Ce n’est pas du coaching générique : le Moovjee sélectionne des mentors issus du terrain, capables d’intervenir sur des problématiques concrètes – recrutement, levée de fonds, développement commercial. Pour un fondateur de 24 ans sans réseau établi, c’est souvent plus précieux que le chèque.

Comment se déroule l’édition 2026 du concours?

100 jours pour entreprendre avis

L’appel à candidatures de la 17e édition a été ouvert du 9 décembre 2025 à 12h00 au 3 mars 2026 à 12h00. Le vote du public en ligne s’est tenu du 10 au 24 mars 2026. Les 20 finalistes ont été annoncés à partir du 2 avril, avant de pitcher les 13 et 14 avril dans les locaux d’EY et JCDecaux. La cérémonie de remise des prix s’est tenue le 26 mai 2026 de 17h30 à 23h.

Les chiffres de cette édition donnent une idée du niveau de compétition : 1 400 candidatures déposées, 400 dossiers validés. 48 % des candidats étaient des femmes, et 61 % des projets provenaient de régions hors Île-de-France. L’âge moyen des candidats était de 25 ans. Parmi les 34 % d’étudiants en lice, près des trois quarts bénéficiaient du statut d’étudiant-entrepreneur.

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Côté lauréats 2026 : Aurélien Tassart, 28 ans, fondateur de Click & Live, a remporté le Grand Prix Moovjee. Le Prix 100 jours a été partagé entre Noé Le Blavec, Samuel Petit (24 ans tous les deux) et Capucine Coudert, 23 ans. 12 ambassadeurs régionaux ont été mobilisés pour animer le dispositif sur l’ensemble du territoire.

Le concours 100 jours s’impose comme un tremplin solide pour les moins de 30 ans

Au-delà des dotations, ce que le concours apporte réellement, c’est une validation externe et un accès réseau. Intégrer les 20 finalistes sur 1 400 candidatures, c’est un signal fort pour des investisseurs ou des partenaires commerciaux potentiels. Le taux de sélection – environ 1,4 % – donne du poids à ce signal.

La communauté de 8 000 membres est aussi un actif sous-estimé. Pour un fondateur qui démarre, accéder à des pairs qui ont traversé les mêmes étapes – structuration RSE, recherche de financement, premiers recrutements – réduit concrètement la courbe d’apprentissage. C’est un réseau actif, pas une base de données dormante.

Pour quel profil ce concours est-il pertinent ? Principalement pour le créateur qui a déjà un projet structuré, une première validation marché, et qui cherche un levier de crédibilité autant que de financement. Si vous êtes encore au stade de l’idée sans modèle économique testé, le ratio effort/bénéfice du dossier sera probablement défavorable.

En revanche, si vous avez vos premiers clients et une structure juridique en cours d’immatriculation, candidater a du sens – le mentorat seul justifie la démarche.

Sept mille jeunes accompagnés depuis 2009. Ce chiffre, c’est aussi la mesure la plus honnête de ce que vaut le dispositif sur la durée.